Changer notre assiette pour préserver la planète


 Atelier autogéré

Changer notre assiette pour préserver la planète ? Cette suggestion, relativement peu promue dans les discours écologistes, pourrait pourtant être la clé des évolutions de comportements indispensables à la résolution des enjeux environnementaux, à commencer par la lutte contre le changement climatique. Parmi nos habitudes alimentaires, la consommation de viande et de produits laitiers est de loin la principale source de gaz à effet de serre et d’autres formes de pollutions.

Selon un rapport de la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, 2006), « le secteur de l’élevage apparaît comme l’un des deux ou trois plus grands responsables des principaux problèmes environnementaux, que ce soit au niveau local ou mondial. ». L’élevage serait responsable de 14,5 % à 51 % des émissions globales de GES, selon les études.

Or, la part des produits d’origine animale ne cesse de croître dans le régime humain au niveau mondial. En 2012, la production de viande était estimée à 300 millions de tonnes, soit plus de quatre fois plus qu’en 1961 (FAO, 2015). Les Français demeurent parmi les plus gros consommateurs, avec environ 84 kg de viande consommée par personne et par an, contre une moyenne mondiale de 42 kg et une moyenne nettement moindre dans les pays les plus pauvres (Agreste, 2011). Ce niveau de consommation est bien supérieur à la plupart des recommandations nutritionnelles, et contribue à la surconsommation de protéines d’origine animale, décriée par de nombreuses études et notamment par le Fonds mondial de recherche contre le cancer.

Une réduction drastique de la consommation de viande et produits laitiers dans les pays industrialisés apparaît donc comme une solution incontournable à la réduction de notre empreinte écologique. Réduire de moitié la consommation de viande, de produits laitiers et d’œufs dans l’Union européenne pourrait permettre une réduction de 40% des émissions de nitrogène, de 25-40% des émissions de gaz à effet de serre et de 23% des surfaces cultivées par habitant (Westhoek et al, 2014).

Ces enjeux soulignent l’urgence de mettre en place une campagne de sensibilisation des consommateurs sur les bienfaits d’une alimentation végétale. Cet atelier y contribuera à travers un débat autour des enjeux de l’alimentation et de l’élevage au regard du changement climatique et de la question environnementale ainsi qu’une présentation des actions menées par l’Association végétarienne de France.

Intervenant⋅e⋅s

  • Isabelle Richaud (Association Végétarienne de France (AVF))